Notre filière

L’histoire de la banane

de Guadeloupe et Martinique

1736 : Une culture vivrière

L’ordonnance royale du 7 septembre 1736 ordonne la plantation de vingt-cinq bananiers plantain par esclave possédé. La banane plantain constitue ainsi l’un des aliments principaux des populations maintenues en esclavage aux Antilles. Contrairement à la canne à sucre, ce fruit n’est pas assimilé à l’esclavage ni au commerce avec la métropole.

 

1892 : premier essai d’exportation de la banane

La banane dessert est introduite aux Antilles dans la deuxième moitié du XIXème siècle, bénéficiant de l’engouement naissant des États-Unis et de l’Europe pour ce fruit inconnu. En 1892, un publiciste de Martinique, Gaston de Pompignan, essaye sans succès de lancer la culture de la variété Gros Michel en vue de l’exporter vers la France.

 

1928 : l’essor timide de la production antillaise

hist-intLe bananier est encore cultivé dans le cadre d’une production vivrière et comme adjuvant de culture. Utilisé dans les plantations de café et de cacao pour fournir de l’ombre, il procure un revenu complémentaire aux exploitants. De ce fait, la Guadeloupe et la Martinique fournissent seulement 7% du marché français. En 1928, un cyclone ravage les plantations de café et de cacao de la Guadeloupe. La reconversion en banane, culture à la pousse rapide, se met en place.

 

A partir
des années 30

1933 : un fret régulier
pour le transport de la banane

Jusqu’alors l’exportation de la banane antillaise était freinée par l’absence de fret maritime régulier avec la métropole. De son côté, la Compagnie générale transatlantique n’osait pas investir dans ce commerce encore balbutiant. En 1933, l’État, soucieux de favoriser l’économie de ses colonies, demande à la Transat d’affréter une flotte hebdomadaire dédiée au transport de la banane.

 

1962 : la banane antillaise prend son envol
sur un marché national protégé

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Au cours des Trente Glorieuses, la production de banane aux Antilles connaît un développement fulgurant. Elle passe ainsi de 77 000 tonnes en 1946 à 260 000 tonnes en 1962. Cela s’explique notamment par un accès privilégié au marché métropolitain grâce à la décision du général de Gaulle qui réserve les 2/3 du marché français aux Antilles et le dernier tiers aux ex-colonies africaines.

Après 1990

1993 : la banane française
sur le nouveau marché
commun européen

Le 1er janvier 1993, le marché commun européen remplace les marchés intérieurs nationaux. Désormais, la banane française ne bénéficie plus de la préférence nationale qui lui était accordée depuis plusieurs décennies. Afin de lutter contre la concurrence des multinationales qui proposent des bananes d’Amérique latine à des prix largement inférieurs, l’Union européenne met en place des mesures pour aider les producteurs européens à maintenir leur compétitivité.

 

2003 : la filière s’unifie
avec la création de l’UGPBAN

La filière antillaise est au bord de la banqueroute au début des années 2000. Outre la concurrence étrangère sur le marché européen, la filière souffre de son éclatement entre de trop nombreux groupements de producteurs, ce qui multiplie les coûts de production. La création de l’Union des groupements de producteurs de banane (UGPBAN) sauve la filière en mutualisant les coûts, en offrant un outil commun de commercialisation et en défendant d’une voix unique le dossier de la banane auprès des instances nationales et européennes.

 

De nos jours

2008 : l’UGPBAN acquiert
le réseau de mûrisseries Fruidor

L’UGPBAN poursuit la démarche lancée depuis 2003 d’améliorer la compétitivité et la qualité de la banane antillaise pour la différencier de la banane d’Amérique latine qui produit à bas coût dans des conditions sociales très discutables. Pour maîtriser son aval, l’Union décide d’acquérir l’important réseau de mûrisseries Fruidor appartenant à Pomona. Désormais, la filière antillaise dispose de son propre outil de mûrissage des bananes.

 

2015 : lancement du concept
novateur La banane française

Qu’est-ce qui ressemble le plus à une banane qu’une autre banane ? Face à ce constat, l’UGPBAN décide de différencier davantage la banane de Guadeloupe et Martinique afin de mettre en valeur auprès des consommateurs sa provenance et son mode de production durable. La Banane française, entourée de son ruban tricolore et vendue à la pièce par 3, 4,5 ou 6 doigts se présente comme un nouveau concept dans le monde des bananes.

Les archives historiques
de la filière

L’UGPBAN accorde une attention particulière à la préservation de sa mémoire : archives écrites, photographiques et audiovisuelles. Ce patrimoine historique est à la fois une ressource pour la filière et un élément de la mémoire collective. La mission Information et Patrimoine a pour mission d’enrichir, conserver, valoriser et communiquer cet ensemble patrimonial.

L’UGPBAN met à disposition des particuliers et des chercheurs universitaires son fonds d’archives historiques Les fonds conservés constituent une source précieuse sur l’histoire de :

  • La filière française et européenne de la banane
  • Les évolutions des pratiques culturales
  • L’histoire politique et sociale de Guadeloupe et Martinique

Une bibliothèque spécialisée dans l’histoire de la banane et des Antilles est également disponible. Les archives et les ouvrages sont consultables uniquement sur place.

Contact MISSION INFORMATION
ET PATRIMOINE

Pour consulter les archives ou poser une question, contactez la mission Information et Patrimoine à l’adresse suivante :
Par mail :
h.ampere@ugpban.com

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